LA
POGNE A TRAVERS LES SIECLES
Très tôt, elle apparaît très vite comme le gâteau de Pâques et devient une tradition incontournable. Fontvieille rapporte qu’en 1571, permission est donnée aux boulangers de faire pour le dimanche de Pâques Fleuries (Rameaux) des « pognes » que les fidèles attachent aux rameaux apportés à l’église. Elle est également très présente pour l’Epiphanie, bien avant la galette. Au 19ème siècle, Romans devient le fer de lance de la pogne et la fait connaître dans la France entière et même au-delà. C’est ainsi que la pogne, prend place, sous la forme que nous lui connaissons aujourd’hui (sorte de brioche au levain parfumée à la fleur d’oranger) avec les autres spécialités locales (ravioles, caillettes, picodon, St Marcellin) pour toutes les « grandes » occasions : fêtes de famille, repas, fêtes, mariages, baptêmes….. Le Saint-Genix, (pogne avec des pralines) est une invention plus récente. Ces deux spécialités sont
devenues maintenant des produits que l’on consomme toute l’année
sans attendre les grandes occasions. |
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LA
FAMILLE RONJAT
A l’origine, les boulangeries n’existaient
pas, la plupart des habitants faisaient leur pain à la maison.
Peu à peu apparurent les fours communaux où l’on
amenait sa pâte préalablement préparée et
le préposé au four la faisait cuire moyennant finance.
C’est ainsi que les Ronjat ont commencé. Puis au 18ème
siècle, Antoine Ronjat, devient le premier véritable boulanger
de la famille et acquiert, avec son épouse, Marie Moulin, la
concession des privilèges attachés au « Pain des
Pénitents » et au « Pain des Donnes », que
la commune distribuait aux malheureux à l’issue d’une
messe (tradition abandonnée en 1914). La Pogne « Ronjat » se différencie
de la « Pogne de Romans » par sa recette (brevetée
par Louis en 1910), sa légèreté et sa forme particulière.
Véritable institution régionale, la Boulangerie Ronjat
perpétue, chaque jour, depuis 8 générations, la
tradition, animée par l’amour du terroir et des bons produits. |
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